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Allergie et enfance

L'exposition à au moins deux chats au cours des premières années de vie peut réduire le risque ultérieur de sensibilité allergique à de multiples allergènes au cours de l'enfance.

Une étude américaine révèle qu'héberger un animal de compagnie réduit les risques d'allergie.

Cette enquête, menée sur 474 enfants par le directeur du service d'allergologie et d'immunologie de la faculté de médecine de Géorgie, contredit la thèse déconseillant la présence d'animaux dans une maison pour éviter tout risque allergique.

En suivant les enfants (jusqu'à l'âge de 7 ans), les scientifiques ont constaté  que ceux qui vivaient avec un chien ou un chat étaient moins sujets aux allergies ou à l'asthme. Soumis dès leur plus jeune âge aux bactéries provoquées notamment par des coups de langue, l'organisme des enfants se renforce et propose une autre réponse aux agressions extérieures.

La question posée : Quel est le risque de sensibilité allergique à 6-7 ans chez les enfants exposés à la présence de chats au cours de leurs premières années de vie.
La réponse donnée : A l'âge de 6-7 ans, une atopie est présente chez 33,6 % des enfants n'ayant pas été exposés à la présence des chats au cours de leurs premières années de vie, chez 34,3 % des enfants à 1 seul chat et chez 15,4 % des enfants exposés à au moins 2 chats (p = 0,005). La prévalence de l'atopie sérique était respectivement de 38,5 %, 41,2 % et 17,9 %. (p = 0,003).

De plus, les chercheurs ont noté une diminution de l’hyperactivité bronchique (marqueur précurseur de l’asthme) chez les amis des animaux. Une telle protection avait déjà été évoquée par une d'autres études. La présence d’un chat pourrait susciter le développement d’une réponse immunitaire qui préviendrait le développement de l’asthme. En étudiant la réponse immunitaire de 226 enfants âgés de 12 à 14 ans (dont 47 asthmatiques) aux allergènes du chat et aux acariens, les scientifiques ont trouvé que quelques enfants avaient développé une tolérance vis-à-vis des allergènes du chat grâce à un type particulier d’anticorps. Certains exposés aux allergènes du chat durant de longues périodes pouvaient même développer un effet protecteur contre l’asthme. De même, des études suisses et allemandes ont démontré que les enfants des fermiers souffrent moins d’allergies que ceux des citadins.

L’étude indique qu'avoir un animal domestique durant les premières années de l’enfant peut influer sur le développement de son système immunitaire. Le développement du système immunitaire de l’enfant est encore mystérieux et dans ce domaine, les chercheurs ne peuvent aujourd’hui qu’avancer des hypothèses. Ainsi selon les auteurs, des bactéries portés par les animaux pourraient être à l’origine de cette suppression de la réponse allergique. Ces bactéries relâchent des molécules appelées endotoxines, connues pour inciter le système immunitaire à trouver d’autres réponses aux allergènes que la réaction allergique. La transmission de ces bactéries se ferait par léchage lors de jeux avec l’enfant.



"Voyez un chat entrer pour la première fois dans une chambre ; il visite, il regarde, il flaire, il ne reste pas un moment en repos, il ne se fie à rien qu'après avoir tout examiné, tout connu. Ainsi fait un enfant commençant à marcher, et, entrant pour ainsi dire dans l'espace du monde. Toute la différence est qu'à la vue, commune à l'enfant et au chat, le premier joint, pour observer, les mains que lui donna la nature, et l'autre l'odorat subtil dont elle l'a doué. Cette disposition, bien ou mal cultivée, est ce qui rend les enfants adroits ou lourds, pesants ou dispos, étourdis ou prudents."

« Emile ou De l'éducation » [Jean-Jacques Rousseau 1762]


Amour Korat's Ioshi